mercredi 14 février 2018

L'amour est un oiseau rebelle...

(Guillaume Pujolle, La loi des rebelles, 8 mars 1939)

... qui n'a jamais connu de loi

Guillaume Pujolle (1883-1971), "présenté comme rebelle à toute forme d'autorité", est entré en hôpital psychiatrique le 9 juin 1926, à 43 ans, pour ne plus jamais en ressortir. Ses premières oeuvres datent de 1935, après neuf ans d'internement, mais il semble avoir brusquement cessé de peindre vers 1947, alors qu'il compte 54 printemps. Depuis l'enfer(mement) de son quotidien, il puisa son inspiration dans des photographies, reproductions de tableaux et autres images, trouvées sur place et propres à nourrir son imagination. Sa technique, à l'égal de sa vie, est on ne peut plus hospitalière : de l'encre, des crayons de couleur, mais surtout du mercurochrome, de la teinture d'iode et toutes sortes de produits pharmaceutiques. Ses créations sont actuellement présentées – avec celles d'autres compagnons d'infortune – dans l'antre de la folie parisienne. L'endroit, au coeur de la glauquitude hivernale, peut paraître rebutant, mais le souffle de vie qui s'échappe de ses murs vaut, sans aucune hésitation le déplacement.

                               
                                     (Combat du Giaour et du Pacha, 10 janvier 1939)

Elle était une fois, Acte II, la collection de Sainte-Anne autour de 1950, jusqu'au 28 février 2018.

    (Le Cocq et Maître Loup, 6 novembre 1940)




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